J'ai assisté au combat de Khelif et c'était injuste et dangereux
Après l’athlétisme, je réussis à arriver à temps pour le combat de boxe de l’Algérienne Khelif.
Elle affrontait la Hongroise Hamori en quarts de finale chez les moins de 66kg.
Nombreux drapeaux algériens et une foule très pro-Khelif. Le mot s’était passé. On a beaucoup hué la Hongroise à son arrivée. Pourquoi ? Pitoyable.
La Hongroise savait qu’elle devait éviter à tout prix les coups de marteau de l’Algérienne, légalement une femme, mais avec le bagage génétique et le physique d’un homme.
Comme la Hongroise, très courageuse, était en mode protection, elle ne prenait guère d’initiatives.
Il suffisait à l’Algérienne d’utiliser sa portée supérieure pour la tenir en respect.
Chaque coup de Khelif qui touchait la cible faisait reculer la tête de la Hongroise vers l’arrière.
Quand il y avait des corps à corps, l’Algérienne n’avait aucune difficulté à projeter au sol la Hongroise.
Victoire sans la moindre difficulté pour Khelif. L’autre devait être soulagée d’être encore sur ses jambes à la fin.
C’était pénible à regarder, et je vous jure que, amateur de boxe, je ne suis d’habitude pas ébranlé par les reproches habituels que l’on adresse à ce sport.
Déloyal et dangereux
Je veux que ce soit bien clair : personne n’accuse Khelif de tricher.
Par respect, appelons-la «elle» puisqu’elle est officiellement une femme.
Elle tire tout simplement profit d’une réglementation olympique qui n’avait pas prévu un cas comme le sien.
Elle profite surtout de la chicane entre les autorités de la boxe amateur (qui l’avaient exclue ) et les autorités olympiques qui ont choisi de reconduire les règles des JO précédents.
Khelif est une boxeuse médiocre. Une seule combinaison (jab et direct), peu de crochets ou d’uppercuts, pas de mouvements de tête, pas de contre, elle ne sait pas couper le ring, etc.
Mais elle n’a pas besoin de plus. Il lui suffit de cogner.
Définissez-la comme vous voulez, elle a les chromosomes d’un homme (XY) et non ceux d’une femme (XX), le niveau de testostérone d’un homme, la morphologie d’un homme, et donc, elle cogne comme un homme... sur des femmes.
Si Khelif est un cas d’hyperandrogénie, qui lui donne des caractéristiques féminines ET masculines, j’estime que seule une athlète avec des caractéristiques biologiques exclusivement féminines devrait pouvoir compétitionner contre des femmes.
Sinon, c’est inéquitable, déloyal, et, comme c’est un sport de combat, carrément dangereux.
Des gens à la vue courte disent : il est fréquent qu’un sportif possède des caractéristiques physiques avantageuses, comme les immenses pieds de Michael Phelps, qui équivalaient à des palmes de natation.
Mais Phelps, lui, ne risquait pas de tuer le nageur dans le couloir voisin.
On est aussi, incidemment, en train de tuer ce magnifique sport qu’est devenue la boxe féminine.
À tous les apôtres woke de l’inclusion à tout prix, qui placotent à 6000km de distance du ring, je poserais une seule question...
Et si c’était votre blonde, votre fille, votre sœur qui se faisait péter la gueule dans un combat aussi aberrant, aussi cruel, aussi injuste? Mais il est vrai que l’idéologie peut rendre imbécile.
On pourra couper les cheveux en huit sur la définition légale des catégories «homme» et «femme», mais parfois l’évidence crève les yeux.
Non !
En 1964, la Cour suprême des États-Unis avait dû trancher une délicate question : qu’est-ce que la pornographie?
Le juge Potter Stewart avait reconnu la complexité de la question, mais avait tranché d’une façon célèbre : «Je le sais quand je la vois».
J’étais à ce combat, le deuxième de Khelif auquel j’assiste, je sais ce que je vois, et je vous le dis en mon âme et conscience : il ne faut pas permettre cela.
J’hésitais entre l’envie de vomir et l’envie de hurler.
L’«idéal olympique»? Ne me faites pas rire.
Joseph Facal
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