Oh non ! Ce sera très loin avant d'arriver au Québec à cause des mollassons qui nous gouvernent et de notre gauche collaboratrice de l'islam radical
article de Facal:
Interdiction du voile en France: succès scolaire?
«Leur explication de cette progression? L’interdiction du voile a permis à celles à qui on voulait l’imposer de se soustraire à la pression familiale, de mieux s’intégrer à la culture majoritaire, de ne plus être écartelées entre la culture du foyer et celle de la société française.»
Souvenez-vous lorsque le gouvernement Legault a annoncé que son interdiction des signes religieux inclurait les enseignants.
Tout se focalisa sur les femmes porteuses du voile islamique, sauf pour celles bénéficiant d’un droit acquis.
Pour celles qui aspiraient à ce métier, on nous martela qu’on brisait leurs rêves de carrière, qu’elles quitteraient le Québec et autres conneries. Ça n’a d’ailleurs pas arrêté.
Étude
En France, où je suis, la loi va beaucoup plus loin.
En 1994, une directive ministérielle interdit aux élèves le port de symboles religieux «ostentatoires». En 2004, cette directive devient une loi.
En France comme chez nous, le débat tourne exclusivement autour du voile islamique, puisque seules certaines femmes de cette confession tiennent mordicus à porter ce signe religieux.
Comme chez nous, on entendit en France les mêmes complaintes: on les «stigmatisait», on compliquait leur intégration, on les poussait vers le repli et l’isolement, etc.
L’économiste Éric Maurin et le sociologue Nicolas Navarrete ont voulu creuser le phénomène. Moins d’affirmations gratuites et plus de données probantes.
Cette interdiction a-t-elle eu un impact sur la réussite scolaire des filles?
Ils ont donc constitué un groupe d’étudiantes musulmanes en se basant sur les données de l’Insee qui précisent la nationalité du père et sur la seule enquête disponible de l’Insee établissant la religion des parents.
Par définition, les jeunes filles qui auraient voulu ou auraient été forcées de porter le voile ne sont que dans ce groupe.
Ils ont ensuite comparé ce groupe à un autre dans lequel il n’y avait pas de filles ayant grandi dans une famille musulmane.
Il s’agissait d’établir les niveaux de diplomation respectifs avant et après l’interdiction du voile.
Avant l’interdiction de 1994, les bachelières du groupe musulman avaient 12 points de retard sur le groupe non musulman. Il se réduit à six points après l’interdiction.
Avant la loi de 2004, le taux de diplomation stagnait chez les jeunes musulmanes. Il repart à la hausse après la loi.
En comparaison, tout reste stable chez les garçons et chez les non-musulmans.
Leur explication de cette progression? L’interdiction du voile a permis à celles à qui on voulait l’imposer de se soustraire à la pression familiale, de mieux s’intégrer à la culture majoritaire, de ne plus être écartelées entre la culture du foyer et celle de la société française.
L’étude est contestée sur certains aspects méthodologiques. Excellent, c’est ainsi que progresse la science, par la discussion entre ceux... qui savent de quoi ils parlent.
Cette étude se trouve dans l’ouvrage Trois leçons sur l’école républicaine (Seuil, 2021).
Jérémiades
Comprenons-nous bien: le Québec n’est pas la France et, pour des tas de raisons trop longues à expliquer ici, une loi sur la laïcité à la française est difficilement envisageable chez nous dans l’état actuel des choses.
L’intérêt de cette étude est de montrer qu’il ne faut pas toujours prendre pour argent comptant les jérémiades dès qu’une contrainte est imposée aux minorités religieuses.

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