dimanche 15 septembre 2024

Le supposé racisme des Québécois est devenu une maladie contagieuse qui envahit les Canadiens anglais des autres provinces ....

 Que se passe-t-il dans le beau Canada «full» ouvert?

Il n’y a pas si longtemps, le Canada anglais voyait le Québec comme le problème 

Le ministre Marc Miller semble avoir pris au sérieux les critiques du Québec et de l’Ontario sur l’influx de demandeurs d’asile. Il essaie d’implanter un plan de distribution de cette catégorie de nouveaux arrivants entre les provinces.

Les chiffres sont désormais bien connus. Le Québec a reçu bien plus que sa part depuis plusieurs années. D’abord pendant les années de laxisme au chemin Roxham, le Québec recevait plus de 90% des demandeurs d’asile au Canada.

C’était ridicule, injuste et surtout, cela imposait un fardeau inimaginable à nos services publics. Une fois le chemin Roxham fermé, le problème s’est déplacé vers les aéroports où des demandeurs d’asile, vrais et faux, se sont mis à affluer par dizaines de milliers.

Cette fois-ci, le Québec n’était plus seul. Aux aéroports, Montréal partageait l’effort avec Toronto.

Leçon de politique: quand le Québec réclamait seul qu’on répartisse les demandeurs à travers le pays, le Canada anglais regardait l’enjeu sous l’angle des problèmes de racisme au Québec. Cependant, lorsque l’Ontario a joint sa voix au Québec pour réclamer une meilleure répartition, cela est devenu instantanément une question politique sérieuse.

Répartition

Revenons donc au ministre fédéral de l’Immigration qui amorce les discussions avec les provinces au sujet de la répartition. Pendant toutes ces années, le Nouveau-Brunswick, par exemple, a accueilli très peu de demandeurs d’asile. Voilà que le ministre Miller, s’appuyant sur une mathématique simple, annonce à cette province qu’elle doit en prendre 4600.

Réaction du premier ministre Higgs: pas question! Il laisse entendre qu’un bon nombre seraient de faux demandeurs d’asile (il a probablement raison) et que de toute façon, il n’aurait pas la capacité de leur fournir logement et services.

Pas tellement plus d’ouverture en Nouvelle-Écosse. Le premier ministre Houston tient à une immigration sélectionnée, axée sur les pénuries du marché du travail de sa province. Il ne veut rien savoir des demandeurs d’asile. Leur présence au Canada serait le résultat des échecs des politiques fédérales. Il s’opposera vigoureusement à leur venue sur son territoire.

En Alberta, la première ministre Danielle Smith a exprimé l’opposition de son gouvernement à recevoir des demandeurs d’asile supplémentaires dans sa province. Même son de cloche en Saskatchewan.

Problèmes de racisme

J’ai une pensée pour Shachi Kurl, l’animatrice du dernier des débats des chefs en anglais. Nous nous souvenons de son affirmation sur l’existence de problèmes de racisme particuliers au Québec. Elle avait lancé cette horreur comme une évidence, dans le préambule d’une question au chef du Bloc.

Avec la possibilité d’élections fédérales imminentes, je suppose qu’elle doit déjà se préparer. Elle devra élargir la portée de son accusation et parler des problèmes de racisme d’un bout à l’autre du Canada. J’ai hâte de voir!

Ce sera triste et décevant. Eh oui, dans ce beau Canada si ouvert, si tolérant, qui avait de si nobles leçons à donner au Québec, quand des nombres significatifs de demandeurs d’asile débarquent, eux aussi voient les problèmes.

Mario Dumont 



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