Le monde juridique au Canada est gangrené par l’idéologie multiculturaliste canadienne, dont le but ultime est d’éroder nos traditions, notre culture et notre conscience nationale, voire de les effacer complètement. Plusieurs de nos juges, nos professeurs de droit et bien d’autres membres de la profession juridique sont des fervents adeptes de cette religion politique.
Par exemple, depuis plusieurs années déjà le barreau canadien se préoccupe de la « diversité ». Une définition de la diversité a même été ajoutée dans leurs statuts en 2019. Pour nos bons juristes, ce concept «signifie l’inclusion de membres de divers horizons, avec une attention particulière portée sur la représentation au sein de l’Association de membres de groupes en quête d’égalité, notamment les femmes, les communautés LGBTI2S (personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles, transgenres, intersexuées et bispirituelles), les peuples autochtones, les groupes racialisés et ethnoculturels et les personnes présentant une incapacité… ».
On note ici que le barreau canadien, dans sa longue énumération, ne fait aucune place à la diversité qu’incarne le Québec au sein du Canada. En fait il s’est mobilisé corps et âme contre celle-ci, notamment dans le dossier de la loi 21. Au début de 2020, une résolution a été adoptée condamnant cette législation, notamment grâce aux efforts de Sameha Omer, la directrice des affaires juridiques du Conseil national des musulmans canadiens, ceux qui veulent séparer les garçons et les filles dans les cours de danse à l’école, entre autres. Madame Omer avait alors déclaré que la loi 21 «faisait du Canada un pays arriéré en matière de droits des femmes».
L’Association du Barreau canadien en remet une couche cette année alors qu’elle prépare son assemblée générale qui doit avoir lieu le 17 février prochain. Il faut répondre « à cette réalité troublante que des juristes…ne peuvent occuper certains postes au gouvernement ou dans le secteur public au Québec en raison de leur identité religieuse », explique Derek Ross, membre du barreau et directeur de l’Alliance des chrétiens, qui est cité dans un article paru cette semaine sur le site de l’association. « Les juristes religieux doivent savoir qu’ils font partie intégrante de la communauté juridique et de notre effort collectif pour promouvoir la justice. »
On notera ici qu’il est faux que les juristes religieux ne peuvent occuper certains emplois. Tout ce qui est exigé est qu’ils n’affichent pas leur croyance quand ils sont en fonction, de la même manière que les fonctionnaires sont tenus à un devoir de réserve par rapport à leurs orientations politiques.
Mais qu’importe la vérité, le regroupement de juristes compte modifier ses règles internes. Désormais, celles-ci mentionneront spécifiquement que la religion ne doit pas être l’objet de discrimination, contrairement, suivant leur vision des choses, à ce qui se passe au Québec. Cet exercice, et c’est le but recherché, donnera lieu à un débat qui sera en fait une belle occasion de casser sucre sur le dos du Québec.
Une fois encore, sous couvert de tolérance et d’ouverture, les juristes canadiens expriment en fait un complexe de supériorité morale face au Québec, lequel existe depuis des générations au Canada anglais. A leurs yeux, nous serons toujours une bande d’intolérants et d’inférieurs qu’il faudrait constamment surveiller.

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