Aujourd’hui je veux vous parler d’une personne que j’apprécie énormément : Halimata Fofana, écrivaine française qui s’est fait connaître en 2016 suite à la publication de son livre « Mariama, l’écorchée vive».
Je partage avec vous des extraits d’un texte qu’elle a écrit récemment où elle nous parle de son expérience de ses cinq ans de vie au Québec et de comment elle l’a vécu en tant que femme noire immigrante (elle vit en France aujourd’hui)
« AU QUEBEC, J'AI OUBLIÉ QUE J’ÉTAIS NOIRE...
... Jamais! Jamais pendant ce voyage ou mes cinq années passées au Québec, je n’ai été victime de racisme ou entendu quelqu’un faire allusion à la couleur de ma peau. Au point où j’ai même oublié que j’étais Noire!...
... Je ne voulais pas qu’ils apprennent que j’étais Noire lors de la visite d’appartement et de me faire dire que l’appartement n’était plus disponible. Ça arrive si souvent en France. Je n’ai jamais connu ce genre de discrimination au Québec. Pour moi, c’est révolutionnaire!...
...En France on me disait très souvent : Tu parles bien français pour une Noire... ou...C’est bizarre, vous écrivez comme une Française, pas comme une Africaine... »
Halimata Fofana est née en France de parents sénégalais. À cinq ans, lors de vacances dans le pays de ses parents, la jeune Halimata sera excisée. La sorcière coupera son clitoris plusieurs fois, alors que le sang gicle, que Halimata crie à tue tête. Ce sera une longue séance de torture, la plus grosse atteinte à son corps et son âme. Les va-et-vient atroces du couteau sont gravés dans son corps et sa mémoire. Elle raconte ce bouleversement à la fois physique et mental, ce viol dans un livre 'Mariama, l’écorchée vive' où elle nous dit aussi qu’elle pardonna sa mère ...
MERCI Halimata pour ce touchant témoignage que je seconde totalement : le racisme au Québec ne se compare en rien avec ce qu’on peut retrouver dans de nombreux pays de la planète.
Oui il y a des personnes racistes et xénophobes au Québec (comme c’est le cas dans tous les pays de la planète...) mais il n’y a pas de racisme systémique et ceux qui veulent nous faire croire le contraire veulent simplement fissurer la cohésion sociale de notre société.
Certains confondent la « méfiance naturelle de l’étranger » avec du racisme : cette méfiance est plutôt le résultat de l’ignorance et c’est très facile de la « contrecarrer » ; il suffit de communiquer avec la personne méfiante et de lui montrer qu’il n’y a rien à craindre par la différence, bien au contraire !
Une personne raciste est quelqu’un qui n’aime pas une personne d’une certaine race : une personne « méfiante » est plutôt une personne qui ne connaît pas une personne d’une certaine race.
Or on ne peut pas ne pas aimer quelque chose qu’on ne connaît pas ... On peut juste s’en méfier ou en avoir peur ...
Et là est la GRANDE nuance qui fait toute la différence et qui explique pourquoi je ne seconde pas les gens qui disent qu’il y a du racisme systémique au Québec.
Il y a plutôt de l’ignorance de certains sur les autres cultures , ignorance qui peut facilement être effacée par le dialogue!
Alors assurons nous de toujours dialoguer et non pas de se juger !

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