lundi 6 juillet 2020

L’indécente victimisation de l’islam politique et la mise sous séquestre des femmes belges musulmanes. Par Kamel Bencheikh

Aujourd’hui, à 15 h, au mont des Arts à Bruxelles, se tiendra la manifestation de la honte.

Manipulées par les frérots et les salafistes les plus rétrogrades, les femmes belges musulmanes vont défiler pour revendiquer le « droit » de porter le voile à l’école. C’est comme si, en Alabama, dans les années 50, des noirs avaient marché pour revendiquer le privilège de faire perdurer leur esclavage.
Parce que ces dégénérées font prévaloir la soumission de la femme musulmane comme un choix individuelle, il m’est impossible de passer sous silence l’assassinat abject d’Amel Zenoune pour la seule raison qu’elle avait les cheveux au vent.

Je reproduis, à cet effet, ce que j’ai écrit il y a quelques temps :

Ne jamais oublier Amel Zanoune, assassinée il y a précisément 23 ans, pour avoir refusé de se soumettre au voile sexiste.

Amel Zanoune était cette belle et fringante étudiante en droit qui, après une journée passée à l’université, décide de rentrer chez elle, à Sidi Moussa, dans la banlieue d’Alger : nous étions le 26 janvier 1997.
Amel Zanoune était dans le bus lorsque ce dernier se fait arrêter à un faux barrage : les terroristes des GIA venaient de tendre une embuscade. Tous les passagers étaient morts de peur mais une seule personne intéressait les assassins qui se sont dirigés directement vers la jeune femme.
Il lui est demandé de sortir du bus et la jeune femme s’est levée et est descendue sans faillir.
Amel Zanoune a été égorgée devant tout le monde pour que les algériennes, libres et dignes, qui fréquentent les universités cheveux au vent, sachent ce qui les attend si elles résistent aux injonctions du Front islamique du salut et de ses milices armées.

En Algérie, en Tunisie, en Iran et ailleurs dans les pays musulmans, des Amel Zanoune, par centaines de milliers, résistent aux oukases et aux ultimatums sectaires des imams et des mollahs. Et c’est à Paris, capitale des Lumières et de la France de la loi de 1905, capitale de l’égalité entre femmes et hommes, que le « C’est mon choix » imposé par un islam sectaire et rétrograde agit comme un retour au moyen âge le plus théocratique.

Ne jamais oublier Amel Zanoune.
Elle avait tout juste 22 ans.


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