vendredi 14 mai 2021

Divers commentaires en lien avec la supposée réforme de la loi 101 .....

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Ce n'est pas [juste] le Parti Québécois qui le dit !

Le statisticien Charles Castonguay et le démographe Marc Termote jugent que la réforme présentée par la CAQ est trop timide et ne renversera pas le déclin du français.


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LE FRANÇAIS

langue officielle et commune

dans un Québec bilingue!

Il fallait s'y attendre: Legault aime le milieu, le compromis, les demi-mesures, l'émotion nationale, et ça lui réussit et réussira tant qu'il ne sera pas pris à son propre jeu. Et ça va venir. Il vient peut-être d'échouer un test majeur.

Pour le moment, sa réforme de la Loi 101 va raviver la flamme et le débat, mais elle est trop vague et frileuse pour inverser le déclin actuel du français, comme l'a bien souligné Plamondon:

-le statut constitutionnel du Québec comme nation dont la langue officielle est le français, risque de ne pas aboutir ou de finir en une déclaration symbolique, sans portée juridique, comme celle, jadis de Harper. Tout comme la nomination d'un ministre et d'un commissaire de la langue qui ne pourront qu'appliquer la loi.

-on offrira des cours libres de français aux immigrants de toutes origines (ils n'y en avait donc pas!) mais ça ne les empêchera pas de s'intégrer à la culture anglaise, on le sait déjà. Il faudrait peut-être en accueillir moins et choisir plus qui parlent déjà français, et obliger les autres à l'apprendre.

-l'accès aux cégeps anglophones demeure ouvert à tous, sauf que les places sont gelées et seront réservées prioritairement aux anglophones d'origine,  tandis que les francophones et allophones devront réussir l'examen de français. C'est à Montréal que le bât blesse. Le cégep anglais sera désormais la filière  d'élite!

-les municipalités à statut bilingue pourront le conserver par un vote de leur conseil municipal quel que soit le pourcentage de d'anglophones-allophones de leurs citoyens: c'est particulièrement choquant.

-les entreprises de 25 à 49 employés ne seront pas obligées d'opérer en français mais devront se doter d'un comité de francisation (pour ce que ça donne). On ne devra pas exiger la maîtrise de l'anglais si pas nécessaire...mais qui vérifiera et qui sévira? Rien sur la langue de travail dans les institutions fédérales au Québec.

-les communications du gouvernement se feront en français uniquement, mais c'est clair qu'on va accommoder les anglo-allo-phones même au-delà de 6 mois de leur arrivée (on sait vivre quand même!).

-sur le service et l'affichage en français, on revient à la "nette prédominance du français", mais qui va l'imposer? Bonjour-Hi à la tour de Babel!

En somme, c'est une belle campagne pour le français: pas une loi pour imposer le français comme langue officielle et commune. Rien n'est obligatoire et personne n'est imputable. En pratique, la Loi comme telle ne changera pas grand chose. Tout va continuer comme avant.

Et le poids va continuer à reposer essentiellement sur nous tous.

Dominique Anglade est d'accord substantiellement avec le projet de loi 96: trouvez l'erreur....

....j'y pense, on aurait mieux fait de le nommer Projet de Loi 69...tant qu'à se faire fourrer!

Roméo Bouchard


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En matière de parlementarisme, comme en tout, à force de vouloir éviter de courroucer tout un chacun, on finit par déplaire à tous.

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